• DEJA 30 ANS

    Déja 30 ans que le Grand Jacques nous a quitté.
    Mais il est toujours là, ses chansons ne mourront jamais

    ma préférée :

    Ces Gens là

    D’abord, d’abord, y a l’aîné
    Lui qui est comme un melon
    Lui qui a un gros nez
    Lui qui sait plus son nom
    Monsieur tellement qu'y boit
    Tellement qu'il a bu
    Qui fait rien de ses dix doigts
    Mais lui qui n'en peut plus
    Lui qui est complètement cuit
    Et qui s'prend pour le roi
    Qui se saoule toutes les nuits
    Avec du mauvais vin
    Mais qu'on retrouve matin
    Dans l'église qui roupille
    Raide comme une saillie
    Blanc comme un cierge de Pâques
    Et puis qui balbutie
    Et qui a l'œil qui divague
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On ne pense pas, Monsieur
    On ne pense pas, on prie

    Et puis, y a l'autre
    Des carottes dans les cheveux
    Qu'a jamais vu un peigne
    Qu'est méchant comme une teigne
    Même qu'il donnerait sa chemise
    A des pauvres gens heureux
    Qui a marié la Denise
    Une fille de la ville
    Enfin d'une autre ville
    Et que c'est pas fini
    Qui fait ses p'tites affaires
    Avec son p'tit chapeau
    Avec son p'tit manteau
    Avec sa p'tite auto
    Qu'aimerait bien avoir l'air
    Mais qui a pas l'air du tout
    Faut pas jouer les riches
    Quand on n'a pas le sou
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n'vit pas, Monsieur
    On n'vit pas, on triche

    Et puis, il y a les autres
    La mère qui ne dit rien
    Ou bien n'importe quoi
    Et du soir au matin
    Sous sa belle gueule d'apôtre
    Et dans son cadre en bois
    Y a la moustache du père
    Qui est mort d'une glissade
    Et qui r'garde son troupeau
    Bouffer la soupe froide
    Et ça fait des grands flchss
    Et ça fait des grands flchss
    Et puis y a la toute vieille
    Qu'en finit pas d'vibrer
    Et qu'on attend qu'elle crève
    Vu qu'c'est elle qu'a l'oseille
    Et qu'on n'écoute même pas
    C'que ses pauvres mains racontent
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n'cause pas, Monsieur
    On n'cause pas, on compte

    Et puis et puis
    Et puis il y a Frida
    Qui est belle comme un soleil
    Et qui m'aime pareil
    Que moi j'aime Frida
    Même qu'on se dit souvent
    Qu'on aura une maison
    Avec des tas de fenêtres
    Avec presque pas de murs
    Et qu'on vivra dedans
    Et qu'il fera bon y être
    Et que si c'est pas sûr
    C'est quand même peut-être
    Parce que les autres veulent pas
    Parce que les autres veulent pas
    Les autres ils disent comme ça
    Qu'elle est trop belle pour moi
    Que je suis tout juste bon
    A égorger les chats
    J'ai jamais tué de chats
    Ou alors y a longtemps
    Ou bien j'ai oublié
    Ou ils sentaient pas bon
    Enfin ils ne veulent pas
    Parfois quand on se voit
    Semblant que c'est pas exprès
    Avec ses yeux mouillants
    Elle dit qu'elle partira
    Elle dit qu'elle me suivra
    Alors pour un instant
    Pour un instant seulement
    Alors moi je la crois, Monsieur
    Pour un instant
    Pour un instant seulement
    Parce que chez ces gens-là
    Monsieur, on ne s'en va pas
    On ne s'en va pas, Monsieur
    On ne s'en va pas
    Mais il est tard, Monsieur
    Il faut que je rentre chez moi.


    Parce que lorsqu'il parle de Frida, on voit vraiment le soleil
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